Algarve is the new black

Quinta do Lago

Elle est belle la Suisse, qui oserait remettre cela en question ? Mais on aime tous voyager et découvrir de nouvelles destinations, surtout en hiver lorsque nos routes se recouvrent de verglas, que les températures chutent drastiquement et qu’il nous faut plus de temps pour nous habiller avant d’aller rouler que de temps effectivement passé sur selle.

Majorque, Tenerife, Girona, Costa Brava,… ces destinations sont bien connues des cyclistes, soit-ils amateurs ou professionnels, qui s’y rendent généralement en début de saison pour profiter d’une météo plus clémente afin de se faire un fond d’endurance. Pourtant une nouvelle destination se profile et est de plus en plus recherchée par les amateurs de la petite reine : avec des températures oscillant entre 8°C et 17°C pendant les mois de janvier et février, ainsi que seulement deux jours de pluie par mois, l’Algarve s’impose comme une destination idéale pour les mois d’hiver. Y venir en février est aussi l’occasion d’assister au Tour à l’Algarve sur lequel de nombreux coureurs WorldTour viennent ouvrir leur compteur

Un climat plutôt aride comme en témoigne la végétation

“Oui mais c’est plat le sud du Portugal !”  – C’est aussi l’image que nous en avions. Il est vrai que vous n’y trouverez pas de longs cols alpins et qu’il ne s’agit pas d’une destination pour un stage en haute montagne, le point le plus haut culminant seulement à 902m d’altitude. Néanmoins il ne faut pas oublier que nous partons parfois même d’au-dessous du niveau de la mer et que le terrain est très vallonné, permettant ainsi de facilement atteindre les 2000m de dénivelé sur une centaine de kilomètres. Un terrain qui oblige à rester continuellement en cadence, car les descentes ne sont jamais très longues et plutôt roulantes tandis que à peine arrivés “en bas”, la route s’incline à nouveau. De quoi permettre à un rouleur, voir à un puncheur sur certains murs bien raides, de s’éclater !

Alto de Foia – Un vent qui fait penser au Mt-Ventoux  mais une vue à tomber !

La qualité des routes est plutôt exceptionnelle. Si dans les localités il faut rester attentif et éviter les nombreux nids de poule causés par les poids lourds, dès qu’on s’éloigne de celles-ci, le bitume est aussi lisse que des fesses de bébé. La co-habitation entre véhicules et cyclistes nous a également agréablement surpris. Les klaxonnements sont relativement rares et une distance de sécurité suffisante est laissée en cas de dépassement. A notre avis, il y a plus de respect envers les cyclistes qu’envers les autres automobilistes, mais il s’agit d’une autre histoire 🙂

Des kilomètres à perte de vue dans des paysages somptueux avec très peu de circulation

Rares sont les villes/villages qui ne disposent pas de fontaines, d’ailleurs en cas de panne d’eau en cours de route, vous ne tarderez pas à trouver un panneau vous indiquant une “fonte” et si tel ne devait pas être le cas, n’hésitez pas à vous arrêter dans l’un des (très) nombreux cafés où une bouteille de 1,5L vous coûtera environ 1 euro.

Il a de quoi borner pour brûler les calories 😉

Réputés pour leur affection à la bonne nourriture, les portugais ne nous déçoivent pas lorsqu’on pénètre une pastelaria. N’hésitez pas à accompagner votre café d’une  pâtisserie, mais ne vous arrêtez pas aux fameux pastéis de nata et tentez les pastéis de feijão ou encore une belle tranche de gâteau à l’amande. Les spécialités locales sont surtout à base d’amande et de figues – des petits gâteaux traditionnels constitueront un excellent ravito sur le vélo !

“Queijinhos de Figo” – spécialité locale

Le soir venu, les options saines au restaurant sont nombreuses ! Du poisson frais grillé, des patates ou du riz et des légumes vapeur constituent la majorité du menu. Pour les carnivores, pourquoi ne pas essayer les différents steaks ou brochettes de viandes grillés avec différents accompagnements au choix ou encore un hamburguer artisanal !

Du poulpe, des daurades, des brochettes de crevettes, baudroie et calamars… et des choix plus carnivores

Nous vous avons convaincus mais vous ne savez pas où loger et où aller sur place ? N’hésitez pas à contacter l’entreprise de cycling holidays qui nous a guidé tout le long de la semaine : VeloPerformance. Avec différents packages, avec ou sans logement, guides ou fichiers GPX, demi-pension, etc… ils sauront trouver l’option correspondant le plus à vos besoins. De plus, ils parlent non seulement l’anglais mais également le français, ce qui permettra une communication sans accroches.

Texte et Photos : Kelly Grilo

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