Chasing cancellara Aigle

Le 1er juillet: roule avec Fabian Cancellara dans les Alpes Vaudoises

Après une première édition en 2017, Chasing Cancellara est de retour le 1er juillet dans les Alpes Vaudoises.

La série Chasing Cancellara permet aux cyclistes passionnés de tous niveaux de côtoyer le grand champion helvétique récemment retraité des pelotons. Fabian est au départ, roule dans le peloton et félicite les participants à l’arrivée. Une occasion unique de rencontrer un double champion olympique, quadruple champion du monde et vainqueur de Paris-Roubaix, du Tour des Flandres et de Milan-Sanremo. Malgré son palmarès impressionnant, Spartacus est étonnamment abordable et à le sourire facile!

Chasing Cancellara Aigle-Villars revient le 1er juillet dans une version nettement améliorée. L’an dernier, l’événement emmenait les participants à Villars sur 12 km par la voie la plus directe, celle de la montée par Ollon. Voici un reportage de la RTS qui revient sur la première édition.

Cette année, grâce à l’engagement des communes et des offices du tourisme locaux, on a droit à un « petit » détour qui fait de Chasing Cancellara une véritable cyclosportive: 90 km et 2’720 mètres de dénivelé avec le Col des Mosses (1’445 m), le Col du Pillon (1’546 m) et le Col de la Croix (1778 m). Les épreuves de masse se multiplient en Suisse, pour le bonheur des cyclistes; néanmoins, peu d’entre elles offrent la possibilité d’enchaîner des cols aussi réputés.

Seules les montées seront chronométrées. Certains auraient préféré que tout le parcours soit pris en compte dans le classement. Je suis un compétiteur dans l’âme et je les comprends: une course, cela demande de la force, mais aussi de la technique et un sens tactique. Ceci dit, lancer des cyclistes plus ou moins expérimentés à pleine vitesse dans les descentes de cols comporte des risques importants; régulièrement, des accidents viennent nous le rappeler. On se donnera donc à fond dans les bosses pour suivre Fabian, voire le battre pour les plus forts (il y en a: l’an dernier, il a terminé 10ème).

Chrono ou pas, le parcours de la Chasing Cancellara emprunte trois cols qui ne doivent pas être pris à la légère. J’ai la chance de les escalader régulièrement à l’entraînement depuis mon domicile de Gryon. Quels sont mes tuyaux pour apprécier au maximum cette chance de rouler en peloton dans les Alpes Vaudoises?

Le Col des Mosses

Je me réjouis particulièrement de grimper le Col des Mosses au départ d’Aigle. En effet, la circulation y est en général assez denses et j’évite ce versant à la montée. L’ascension est roulante mais comporte quelques secteurs plus pentus: dans les galeries en direction du Sépey, puis un peu plus loin une série de raidards que je trouve particulièrement vicieux. Ca se calme dans la partie finale après la bifurcation vers les Diablerets; c’est le moment de trouver la bonne roue, et de ne pas la lâcher: le vent peut se lever vers le sommet.

On profitera de la descente vers Château d’Oex pour se ravitailler et récupérer. D’habitude, je m’arrête à la fromagerie de L’Etivaz. Le jour de l’événement, je devrai – à contrecoeur – y renoncer…

Le secteur suivant peut paraître anodin: de Château d’Oex à Gstaad, il y a 15 km et très peu de dénivelé. Pourtant, c’est là qu’on peut hypothéquer le reste de sa course. Ceux qui ont perdu du temps dans le Col des Mosses seront tentés de chasser pour recoller aux groupes qui les précèdent. Je m’en garderai bien: même s’il est tentant de rattraper Fabian pour rouler quelques kilomètres de plus dans sa roue, l’arrivée est encore loin et deux cols restent à escalader. Il vaut donc mieux s’abriter dans un groupe, laisser rouler ceux qui en ont la force (ou qui croient l’avoir) et profiter des magnifiques paysages du Pays d’Enhaut.

Le Col du Pillon

C’est probablement le col le moins dur des trois, mais je le trouve compliqué lors de mes entraînements: un long faux-plat usant jusqu’à Gsteig, une première rampe pas trop raide mais souvent exposée au vent, un secteur plat où il faut emmener du braquet pour ne pas perdre de temps, puis finalement deux secteurs pentus séparés par un court replat à l’approche du sommet. Je coince toujours à quelques centaines de mètres du panneau! En résumé: il ne faut pas s’énerver, juste trouver un rythme et essayer de le conserver malgré les constants changements de pente.

La descente vers les Diablerets est courte (5 km), et il sera capital de se ravitailler avant d’aborder la montée finale.

Le Col de la Croix

Ce versant du col est celui qui convient le mieux à mes qualités de « diesel »: un pourcentage quasi constant de 7-8% sur 8 km. Je suis trop vieux pour savoir utiliser un capteur de puissance, mais j’essaie toujours de garder un rythme cardiaque constant malgré les jambes qui deviennent de plus en plus lourdes.

Le chronomètre s’arrête définitivement au sommet du Col de la Croix. C’est là qu’on pourra se ravitailler, faire un selfie avec Fabian, admirer la vue sur les Dents du Midi et rejoindre le Centre des Sports de Villars pour y prendre une douche et y savourer un plat de pâtes bien mérité.

Je me réjouis de rouler avec Spartacus et des centaines de cyclistes passionnés sur mes routes des Alpes Vaudoises. Le battre? Ce sera une autre histoire. Pour avoir roulé récemment avec lui, je peux attester qu’il a de beaux restes.

J’espère vous voir nombreux le 1er juillet!

Site officiel de l’événement : www.chasingcancellara.com

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Alain Rumpf A Swiss with a Pulse

Alain Rumpf – A Swiss With a pulse

Cycliste passionné depuis plus de 30 ans, Alain Rumpf est bien connu sur les réseaux sociaux grâce à son compte « A Swiss with a Pulse » qui compte près de 15’000 followers. Photographe talentueux, il sait saisir ces moments magiques qui rendent chaque journée sur le vélo exceptionnel. Il est également Chief Cycling Officer chez Grand Tours Project, un Tour Operator actif dans le milieu du vélo et basé à Villars-sur-Ollon dans le canton de Vaud. ->Voir tous ses articles