Pas encore inscrit au Tour des Stations ? Voici comment choisir ton parcours

Le Tour des Stations revient le samedi 29 août. Tu connais déjà le nom, peut-être même certaines de ses montées… mais tu hésites encore à t’inscrire ? Alors commençons par l’essentiel : oui, il est encore temps de choisir ton défi. Et non, le bon parcours n’est pas forcément le plus dur!

Le Tour des Stations a désormais une identité bien installée. Pas de révolution cette année: le concept fonctionne, les quatre formats ont trouvé leur public et les routes valaisannes font le reste. On ne change pas une formule qui gagne. En tout cas pour le moment… car on nous murmure à l’oreille que des nouveautés sont au programme de la 10ème édition de l’événement en 2027!

Le Granfondo reste en tout cas le parcours classique, celui qui résume le mieux l’événement. Le Mediofondo ouvre la porte à ceux qui veulent découvrir une grande cyclosportive alpine. Le Superfondo s’adresse aux cyclistes prêts à goûter à la longue distance. Puis vient l’Ultrafondo, le parcours Everest, avec ses 8’848 mètres de dénivelé positif.

Reste une question : lequel te correspond vraiment ?

Le Granfondo, le parcours classique

Avec 132 kilomètres et 4’700 mètres de dénivelé positif, le Granfondo occupe une place centrale dans le Tour des Stations. Il est aussi l’unique manche suisse des Marmotte Granfondo Series, une référence parmi les grandes cyclosportives européennes.

Le départ du Châble laisse peu de temps pour observer. Très vite, la route s’élève vers le col du Lein. Les jambes sont encore fraîches, les groupes nombreux et l’envie de suivre le rythme des autres peut coûter cher plus tard. Faut-il laisser partir quelques concurrents dès la première montée ? Probablement. La journée est encore longue.

Après la descente et le passage dans la vallée, l’itinéraire repart vers Saint-Martin, Thyon 2000, Haute-Nendaz et La Tzoumaz. Le dénivelé s’accumule, les écarts se creusent et les sensations du matin appartiennent déjà à une autre partie de la journée.

Le Granfondo ne repose pas sur une seule montée décisive: il use progressivement! Une accélération inutile dans le col du Lein, un ravito sauté pour gagner du temps, un rythme trop élevé vers Thyon… tout cela finit par revenir dans les jambes.

Et puis il y a la fin, forcément : La Tzoumaz, la Forêt Verte et la Croix-de-Cœur.

La Forêt Verte, connue de tous… et toujours redoutée

La Forêt Verte n’est plus une surprise. Elle a bâti sa réputation au fil des éditions, dans les récits des participants et dans les discussions d’après-course. Tout le monde sait qu’elle arrive. Tout le monde sait qu’elle est raide. Pourtant, elle continue de faire aussi mal aux jambes.

Pourquoi ? On l’aborde après plusieurs heures d’effort, alors que les réserves sont au plus bas et que le pédalage a perdu sa souplesse. On tire sur le guidon, on cherche un développement plus petit qui n’existe parfois plus. Le rythme chute… et les mètres semblent soudain beaucoup plus longs.

La Forêt Verte est connue, préparée, parfois même redoutée depuis des semaines. Cela ne change pas grand-chose une fois qu’on y est.

La Croix-de-Cœur, symbole du Tour des Stations

Tous les parcours terminent par la Croix-de-Cœur. C’est le point commun, le symbole du Tour des Stations, le passage que chaque participant devra affronter avant de pouvoir penser à l’arrivée.

Pour certains, la montée ressemble à un tremplin vers la ligne finale. Le sommet approche, l’objectif devient concret et les derniers kilomètres libèrent une énergie que l’on croyait disparue. Pour d’autres, elle devient la torture ultime, celle qui arrive lorsque chaque changement de pente fait mal et que le compteur semble avancer au ralenti.

La Croix-de-Cœur ne se résume pas à ses chiffres. Sa difficulté dépend de tout ce qui a précédé. Sur le Mediofondo, elle conclut une journée courte mais intense. Sur le Granfondo, elle vient achever une longue accumulation de montées. Sur le Superfondo et l’Ultrafondo, elle demande encore un effort alors qu’on roule depuis des heures.

Tout le monde passe par là. C’est précisément ce qui lui donne sa place dans l’événement. Une fois le sommet franchi, la partie chronométrée est terminée et la descente neutralisée mène vers Verbier.

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Le Mediofondo, pour entrer dans l’événement

Première cyclosportive de montagne ? Moins d’entraînement que prévu ? Envie de découvrir l’organisation et l’ambiance sans dépasser largement les 100 kilomètres ? Le Mediofondo a du sens.

Ses 77 kilomètres et 3’000 mètres de dénivelé positif ne doivent toutefois pas être confondus avec une version facile. La distance reste contenue, mais le dénivelé est concentré. Le col du Lein arrive rapidement, puis La Tzoumaz, la Forêt Verte et la Croix-de-Cœur donnent à la fin de parcours un caractère très alpin.

Le Superfondo, pour tâter de la longue distance

Tu as déjà terminé plusieurs cyclosportives alpines et le Granfondo ne représente plus tout à fait l’inconnu ? Le Superfondo peut être l’étape suivante.

Avec 186 kilomètres et 7’000 mètres de dénivelé positif, il change la nature de la journée. On ne parle plus seulement de bien grimper. Il faut savoir durer.

Le parcours passe par le col du Lein puis traverse la vallée du Rhône pour passer par Ovronnaz et revenir par Mayens-de-la-Zour avant de retrouver les secteurs empruntés par le Granfondo. Cela signifie que Saint-Martin, Thyon 2000, Haute-Nendaz, La Tzoumaz et la Croix-de-Cœur arrivent alors que plusieurs milliers de mètres de dénivelé ont déjà été gravis.

Après cinq ou six heures, les règles changent. Le rythme devient moins important que la régularité. Il faut continuer à manger même lorsque l’envie disparaît, boire avant d’en ressentir le besoin et éviter que les arrêts ne s’allongent. Une petite erreur peut encore être corrigée sur 130 kilomètres. Sur 185 kilomètres, elle peut accompagner le participant pendant plusieurs heures.

Le Superfondo convient à ceux qui veulent découvrir la longue distance sans entrer directement dans l’univers extrême de l’Everest. As-tu déjà roulé plus de 150 kilomètres avec beaucoup de dénivelé ? Sais-tu comment ton corps réagit après huit heures de selle ? Si la réponse est oui, ce parcours mérite d’être envisagé.

L’Ultrafondo, l’Everest

241 kilomètres. 8’848 mètres de dénivelé positif. L’altitude du mont Everest en une seule journée.

L’Ultrafondo se situe au sommet de la difficulté du Tour des Stations. Son format extrême attire les spécialistes de l’ultradistance et ceux qui ont préparé cette journée comme l’un des grands objectifs de leur saison.

Le parcours traverse notamment Ovronnaz, Anzère, Crans-Montana, Vercorin, Saint-Martin, Thyon 2000, Haute-Nendaz et La Tzoumaz. Deux départs permettent aux participants d’adapter leur horaire à leur niveau et au temps estimé pour rejoindre l’arrivée.

Sur une telle distance, les jambes ne suffisent plus. Il faut gérer la nuit, le froid éventuel des premières heures, les changements de température, l’alimentation, les ravitaillements et les moments où l’envie de continuer devient moins évidente.

Où se joue l’Ultrafondo ? Pas forcément dans la Croix-de-Cœur! Le moment difficile peut arriver beaucoup plus tôt, après Crans-Montana, vers Vercorin ou sur la route de Thyon. Il faut alors continuer sans penser aux kilomètres restants dans leur totalité. Une montée, un ravitaillement, un passage après l’autre…

L’Ultrafondo s’adresse à ceux qui connaissent déjà ce type d’effort. Pas à ceux qui espèrent découvrir l’ultradistance le jour de la course.

Choisis selon ton état de forme

Nous sommes à un mois du départ. Il reste du temps pour affiner la forme, effectuer quelques longues sorties et arriver reposé. En revanche, il est trop tard pour inventer une préparation qui n’a pas eu lieu.

Alors, qu’as-tu réellement fait depuis le printemps ?

Si tes sorties les plus longues tournent autour de trois ou quatre heures, le Mediofondo constitue sans doute le choix le plus adapté. Si tu as déjà enchaîné de longues journées alpines et que 4’000 mètres de dénivelé ne représentent pas une découverte, le Granfondo peut devenir ton objectif.

Tu as franchi plusieurs fois les 150 kilomètres cette saison, avec beaucoup de montée et une alimentation bien maîtrisée ? Le Superfondo peut te permettre de passer un cap. Quant à l’Ultrafondo, il devrait déjà faire partie de ta préparation depuis plusieurs mois. À quatre semaines du départ, on ne décide pas vraiment de faire l’Everest… on confirme un projet déjà engagé.

Choisir un parcours plus court n’est pas renoncer. C’est parfois la meilleure manière de profiter de la journée, de franchir la Forêt Verte avec encore un peu de force et d’aborder la Croix-de-Cœur comme le dernier effort vers l’arrivée, plutôt que comme une heure de trop.

Informations et inscriptions : https://tourdesstations.ch/

En 2025, 3’250 cyclistes s’étaient inscrits au Tour des Stations. Le chiffre sera-t-il battu le 29 août prochain ? Peut-être avec toi au départ! Et si tu as encore besoin de t’en persuader, voici l’aftermovie de l’édition 2025:

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