Et la bienveillance ?

La quinqua à vélo se trouve être non seulement « sportive » mais également bourrée de principes et de valeurs. Dont la bienveillance et le respect.

Elle a commencé le vélo à la quarantaine et le pratique depuis plus d’une quinzaine d’années. À côté, elle fait un peu de spinning, un peu de peau en hiver, un peu de jogging et du yoga… Elle estime qu’elle a encore la forme, même si le cardio et ses articulations lui rappellent son avancée en âge. Sa philosophie : être heureux dans tout ce qu’on entreprend; positive attitude !

Elle adore le vélo pour les découvertes qu’il lui permet de faire. L’engin est toujours du voyage lors de vacances à Majorque, aux Canaries, en Espagne, en France. Traverser ces paysages et se régaler des odeurs des champs en fleurs, de l’océan, entendre chanter les oiseaux, suivre le tracé des ruisseaux et canaux, traverser les lieux chargés d’histoire, les vignes, les vergers, voir les troupeaux, même les nains de jardin dans les villas « Samsufi » : elle s’extasie de tout, toutes ces sensations la régalent. Avec les bienfaits de l’effort en plus, une sortie de 2-3 heures la booste pour le reste de la journée ! Comme elle le dit, un brin nonchalante : “c’est le vélo plaisir que je cherche actuellement !

Et c’est là qu’elle se sent en complet décalage avec les mordus du macadam, ceux qui ont l’œil rivé à leur compteur, qui rentrent d’une sortie sans rien avoir vu d’autre que le boyau de celui de devant, parlent VO2 max, puls’, watts, dérailleur, etc. etc…

Mais les pires, et elle le constate depuis quelques années, ce sont ceux qui, une fois en selle, perdent tout sens de l’humour. Combien de fois pour se marrer, n’essaie-t-elle pas de tenir la roue d’un musculeux qui la dépasse ? Voire au plat de se mettre dans la roue pour accélérer l’heure du retour au bercail ? Eh bien ! Désormais, elle fait gaffe avec qui elle s’amuse à ça. Les répliques peuvent être cinglantes. Comme le jour où, montant la corniche elle s’est mise dans la roue d’un homme. Lorsque sa femme est arrivée à la hauteur de la quinqua pour la dépasser, elle lui balance : « T’arrêtes de mâter le cul de mon mari ! ». Médusée, elle a juste pu lui répondre qu’elle n’avait pas besoin, le sien étant 100 m devant et que sa pudeur ne l’aurait même pas autorisée à penser à « ça ».

Ou alors, encore le jeune au torse bombé qui n’a rien compris quand elle lui a pris la roue dans un col et l’a posée vite fait en la fusillant du regard ! Oups ! Désolée de vous avoir vexé et dévié de vos objectifs…

Et que dire des automobilistes qui se croient propriétaires du bitume et le font savoir en klaxonnant agressivement les cyclistes lorsqu’ils font un écart de quelques centimètres ou se permettent de rouler côte à côté sur une ligne droite ?

Mais où sont passés l’humour et la bienveillance ??

Moi je vous le dis : des grincheux il y en a partout, même dans le cyclisme. Change rien Mamy et continue à te faire plaiz’ !!

Valérie B. – La quinqua à vélo

Née dans les années 60, c’est à l’âge de 40 ans que Valérie découvre les plaisirs que lui procurent le vélo à l’air libre : les odeurs des fleurs et des arbres au printemps, le chant des oiseaux, les méandres d’un cours d’eau et la beauté des paysages qu’elle traverse. Mais pour cela, il faut une condition : c’est qu’il fasse plus de 12°C, autrement ce sera du spinning en salle ! Eh oui, parce que pour Valérie, ce qui compte, c’est de prendre du plaisir et de se maintenir en bonne forme, pas question de se mettre dans le rouge et de comparer ses performances. Responsable RH d’un service dans une administration publique, c’est sur les routes des régions de Montreux et Sion que cette quinqua évacue les situations conflictuelles auxquelles elle est confrontée au quotidien. Sa vision du vélo étant partagée par grand nombre de la communauté cycliste.chvous ne manquerez pas de vous retrouver dans ses billets d’humeur.