Mais qu’est-ce que vous êtes allés faire en Bretagne ?

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Il y pleut tout le temps !

C’est vrai que pour un Valaisan, les Côtes d’Armor, c’est une destination peu courante. S’il veut voir la mer, il va du côté de Rimini ou de la Méditerranée. Alors, quand la quinqua lui a proposé la Manche – même pas l’Atlantique ! – la destination a suscité l’étonnement.

Pour elle, la Bretagne représente des souvenirs d’enfance, en vacances du côté de la Baule durant plusieurs étés. Ça faisait un bon nombre d’années qu’elle le bassinait avec la Bretagne, le dépaysement garanti, les routes parfaitement tracées entre terre et mer, la gentillesse des Bretons, les galettes de sarrasin et les plateaux de fruits de mer. Il a cédé. Il a accepté d’aller voir là-bas si c’était comme elle le décrivait. Ils ont loué un « 4 épis » par « Gîtes de France » durant 2 semaines, fin juin-début juillet, à Créhen, entre Dinard et Plancoët. Le gîte correspond en tout point à leurs standards pour passer 15 jours relaxants : suffisamment grand et parfaitement équipé pour s’y sentir comme à la maison. Et en plus, les propriétaires sont d’une cordialité parfaite pour que chacun soit à l’aise. Que du bonheur !

Même au-delà de ce ses espérances ! Il y a un club cyclistes à Plancoët qui sort 3x/semaine, pour des 80-100 km, 3-4 heures ! Du coup, le matin il sillonne les petites routes des Côtes d’Armor en se laissant tirer par ceux qui connaissent. Et l’après-midi ils repartent ensemble pour les endroits les plus pittoresques. Lui assure ainsi son entraînement sur la côte d’Emeraude, pour le tour des stations en août et elle, dévore un roman après l’autre.

Il a parcouru 900 km, 8’000 m de dénivelé et elle 350 km et 3’300. Il y a donc de quoi se faire plaisir et se challenger. Leur première sortie les a conduits à Dinard, 65 km, 600 m de déni, 3h. En longeant la côte, sans que la circulation ne les gêne plus que ça. Il y a aussi eu la montée au Cap Fréhel, à faire absolument ! 65 km et 740 m de dénivelé qui s’avalent sur un relief tourmenté et grandiose pour arriver dans une lande de bruyères et de genets en fleur, sous des embruns iodés mémorables. Les falaises sur lesquelles ce phare est construit et où la mer vient se battre sont à couper le souffle.

Sur la route du Cap Fréhel

Ils ont aussi su faire plus léger par les 30° qui régnaient également en Bretagne 😉 Par exemple, l’intérieur des terres vaut la découverte. Leur sortie Créhen-Jugon les lacs ; c’est juste 55 km et 500 m de déni à travers pâturages et forêts pour tomber sur les deux lacs de cette adorable petite ville. Pour y arriver, il y a eu quelques bosses et quelques belles lignes droites aussi. Mais aucune épingle à cheveux, aucune pente à 12%. Rien que du plaisir pour cyclotouristes !

Ils sont rentrés la tête pleine de bons souvenirs : allées de chênes dans des forêts dignes de Merlin l’Enchanteur, le mouvement des marées et ses odeurs. Bref, la quinqua est sûre que la Bretagne figurera au programme de prochaines vacances. Yes !

Le Mont St-Michel

 – La quinqua à vélo

Valérie B. – La quinqua à vélo

Née dans les années 60, c’est à l’âge de 40 ans que Valérie découvre les plaisirs que lui procurent le vélo à l’air libre : les odeurs des fleurs et des arbres au printemps, le chant des oiseaux, les méandres d’un cours d’eau et la beauté des paysages qu’elle traverse. Mais pour cela, il faut une condition : c’est qu’il fasse plus de 12°C, autrement ce sera du spinning en salle ! Eh oui, parce que pour Valérie, ce qui compte, c’est de prendre du plaisir et de se maintenir en bonne forme, pas question de se mettre dans le rouge et de comparer ses performances. Responsable RH d’un service dans une administration publique, c’est sur les routes des régions de Montreux et Sion que cette quinqua évacue les situations conflictuelles auxquelles elle est confrontée au quotidien. Sa vision du vélo étant partagée par grand nombre de la communauté cycliste.chvous ne manquerez pas de vous retrouver dans ses billets d’humeur.